
Après une année 2025 dense en mobilisations et en victoires, à la fois collectives et individuelles, nous avons besoin d’un syndicat fort, nombreux et structuré pour 2026.
Chaque avancée obtenue l’a été par l’action collective et l’organisation.
En 2025, le SNAP-CGT a multiplié les espaces de mobilisation et de rencontres. Plus d’une centaine de réunions publiques organisées, des dizaines de webinaires pour informer. Le mouvement intersyndical Cultures en Lutte a porté haut la voix des travailleur·euses de l’art et de la culture. Nous avons aussi participé au girlcott du Festival d’Angoulême.
Dans le même temps, le syndicat a mené un travail de fond au Parlement. Nous nous sommes battu·es sur l’article 5 du PLFSS* pour obtenir des élections professionnelles au sein de notre sécurité sociale. Nous avons été pleinement impliqué·es dans la proposition de loi sur la continuité de revenus, aussi bien lors de la mission flash à l’Assemblée nationale que lors de son examen au Sénat.
Derrière ces mobilisations visibles, il y a le travail quotidien, souvent invisible, mais essentiel. Le SNAP-CGT a accompagné de très nombreux·ses artistes auteur·ices dans leurs démarches, leurs problématiques face aux CAF, à France Travail, à l’Urssaf, à l’IRCEC, dans des conflits avec des diffuseurs pour faire valoir leurs droits, sur des affaires liées au VHMSS ou encore face aux atteintes à la liberté de création.
En 2025, nous avons renforcé notre présence dans les commissions d’attribution du 1 % artistique ainsi que dans les dispositifs d’aides à la création et à l’installation.
Dans un contexte où l'extrême droite progresse et où le discours guerrier se durcit, s’organiser et se rassembler est devenu une nécessité vitale.
Que 2026 soit internationaliste, antifasciste et anticapitaliste. Une année 2026 pleine de révolutions ! Organisons-nous et syndiquons-nous !
Le syndicat ne se fait pas tout seul, il a besoin de l’implication du plus grand nombre. C’est un outil d’organisation des travailleur·ses essentiel pour construire des rapports de force. La première étape est de se syndiquer.
*Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale
Seule la lutte paye.
Nous construisons l'espoir et pour cela on aura besoin de plus de collectif, de mixité, de soutien, de solidarité, de fraternité, de sororité, d’altérité et de syndicats.
Pour que nos métiers soient respectés, pour que la création ne soit pas sacrifiée sur l’autel de la rentabilité et des algorithmes, pour que la culture reste un bien commun, il est plus que jamais urgent et vital de s’engager collectivement. Chaque contribution même un don, fait une différence. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où le travail artistique est pleinement reconnu et valorisé.
photos → Caroline Constant