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puce  RÉUNION PLASTICIENS NANTES
Écrit par Pierre Garçon le 19 octobre 2007 à 11h59

Compte Rendu : RÉUNION PERMANENCE SNAPcgt PLASTICIENS

lundi 5 novembre 2007 à 14H, Maison des syndicats, 1 place de la gare de l’État, 44000 Nantes

1/ QUESTIONS DIVERSES : vos questions ou préoccupations.

- comptabilité : comment intégrer une somme versée à un stagiaire ? Si c’est une rémunération, évidemment en salaire (donc fiche de paye), sinon ce peut être un remboursement de frais de transport ou de repas. Il est préférable que le stagiaire vous fournisse en contrepartie une note de frais.

- contrats : les expos payantes sont revenues en discussion. Encore une fois on a expliqué que c’est l’artiste qui doit être rémunéré pour exposer et non le contraire ! Les contrats pour des manifestations plastiques sont difficiles à discuter. En pratique, bien peu d’organisateurs acceptent même l’idée qu’il puisse y avoir discussion : l’artiste accepte toutes les clauses en bloc ou il va voir ailleurs. C’est non seulement injuste, mais en plus idiot : selon les projets, il y a lieu d’aménager ou non des clauses spécifiques car le propre de nos activités est souvent d’explorer les frontières de divers champs, d’où la nécessité d’ajuster les contrats au cas par cas. Les contrats de symposium de sculptures sont en cours d’examen au plan intersyndical. On étudie un « label gradué » à décerner selon les règlements proposés aux artistes. La même démarche pourrait être engagée avec les résidences (qui veut s’y coller ?).

- Le Pôle Image de Luçon : on nous informe de la non reconduction de son contrat avec la ville de Luçon. Le Pôle Image, qui pratiquait le Droit de Présentation Publique est en stand by pour cause d’élections municipales prochaines. Un exemple de précarisation : notre vie professionnelle dépend beaucoup des décisions de politiques publiques. Pour le moment il y a hésitation de l’association à décider si il faut porter publiquement l’affaire ou pas. On se tient donc prêt à soutenir le Pôle Image, si demandé.

- Sondage Artension : la campagne du président de l’asso MDA, dans le contexte de l’AG de l’association (17/11) et des élections à l’organisme en 2008. On a sorti un article sur le site, critique de la démarche du magazine, partisane en faveur du président de l’asso MDA. Le SNAPcgt envisage d’aller à l’AG de l’asso pour informer de nos positions et en débattre, si possible (on est invités) : notre position principale est que notre régime de sécurité sociale ne devrait pas être confié à la tutelle de cette association, mais qu’en attendant une vraie caisse de sécu réunissant éventuellement aussi l’actuelle AGESSA, une association ne s’occupant QUE de sécurité sociale soit créée et reçoive délégation de service public à cet effet.

2/ RMI : dans le cadre d’un RV prochain avec le Conseil Général de Loire Atlantique, quel message porter ?

D’abord dire que la plupart du temps, les artistes au RMI ne cherchent pas un emploi, mais à exercer leur métier en étant rémunérés. Ils travaillent, créent des œuvres, proposent des projets, établissent des liens, mais ne sont la plupart du temps pas payés, d’où leur présence importante dans les effectifs du RMI. Ils n’ont d’ailleurs pas souvent le désir d’y être, mais pas d’autre solution à moins d’avoir une fortune personnelle, des parents ou conjoints. Si on supprime le RMI il n’y a actuellement rien qui permette aux artistes de catégories sociales modestes de vivre. Le SNAPcgt propose l’Aide de Base à la Création, dispositif qui s’alignerait sur le SMIC, sur le principe d’un contrat de projet de carrière. Dans le contexte actuel (politique et de choix économiques), c’est une revendication, mais on ne se fait pas d’illusion...

PISTES DE SORTIE DU RMI PAR LE HAUT :

-  Le Conseil Général peut inciter les organisateurs de manifestations artistiques à rémunérer les artistes par le Droit de Présentation Publique (DPP) en intégrant ce critère dans les attributions de subvention. Nous suggérons de collaborer à éditer une plaquette, charte sur le DPP en direction des institutions et associations.
-  En matière de commande publique, notamment les 1% artistiques, pour chaque projet conséquent, il pourrait être aussi proposé un ou deux « lots » modestes pour que des artistes moins expérimentés puissent accéder à la commande publique. Cela participerait aussi de la diversification des expressions.
-  Une incitation publique à l’acquisition d’œuvres d’art : prenant l’exemple de l’opération l’Art prend l’Air, dont on salue la reconduction, faire passer le message que venir voir notre travail dans nos ateliers, c’est bien, mais acquérir une œuvre, c’est bien aussi (sinon on vit de quoi ?). La subvention de 80 € est un geste apprécié, mais il y a aussi besoin de pouvoir vendre pour vivre. Il faut que l’institution soit de notre coté pour porter ce message au public qui a pris l’habitude de ne presque jamais payer pour les expos. Est-ce à dire qu’elles ne valent rien ?
-  Réfléchir à une démarche ciblée vers l’acquisition des particuliers et entreprises, non uniquement orientée sur le réseau des galeries (mais qui ne l’exclue pas, évidemment).
-  Pour les plasticiens dont l’œuvre est difficilement « vendable », car non « physique » ou éphémère, il y a grand problème. Il faut développer les actions culturelles pluri disciplinaires et tacher d’y intégrer plus souvent ces expressions. La rémunération en droit d’auteur n’est plus « annexe », mais primordiale et doit être contractualisée d’autant plus en sus de la commande artistique.

Sur l’aide personnelle, aux RMI’stes, besoin d’offres de formation : contractualisation, conseils juridiques et administratifs, conseils à l’installation, formation sur logiciels pour fabriquer les book, aide au financement de leur édition. Tout ça existe, mais peu développé.

Concernant la structure avec laquelle le Conseil Général traitera pour recevoir les artistes au RMI, nous sommes ouverts à des relations car nous avons une expérience de terrain et nous souhaitons représenter les intérêts de la profession. Les intervenants de cette structures devront connaître nos problématiques et conseiller les artistes en conséquence : ne pas pousser, notamment à exposer à tout prix pour justifier de son activité : surtout pas dans les lieux ou les conditions sont par trop défavorables aux artistes.

3/ Une nouvelle salle à la Maison des syndicats mi 2008.

on pourrait y envisager des actions-expositions. Décision sur le principe : OUI général. Droit de Présentation Publique pratiqué. Il faut constituer une association spécifique pour porter ce type de projet. Deux idées à approfondir, pour commencer : « Artistes engagés », hier et maintenant. Contexte, le Syndicat National des Artistes Plasticiens CGT a 30 ans. Expo d’œuvres d’artistes syndiqués, fondateurs ou récents adhérents. Expo ouverte à des artistes d’autres syndicats d’artistes. « témoignage-reportage » luttes et création artistique. Travaux visuels de professionnels et de militants en lutte. Connexions Artistes professionnels et amateurs.

4/ AUTRES :

-  préparation d’une réunion d’information professionnelle à l’école des Beaux Arts ? Contacts en cours avec l’ERBAN. La professionnalisation des artistes : dialogues entre artistes, étudiants, enseignants. Pas de réponse à ce jour de l’ERBAN.

-  Information sur une réflexion intersyndicale : vers un "label gradué" des organisations professionnelles, attribué aux symposium de sculpture, pour engager les organisateurs à améliorer les contrats. Le SNSP engage une réflexion similaire à la nôtre donc on va le faire ensemble.

-  Logements - Ateliers : information sur nos contacts en cours avec Nantes Métropole et les bailleurs sociaux. Pas encore de réponse sur cette entrevue demandée.

Voilà, on était une dizaine cette fois et on a débordé l’horaire à 17h