Tous les articles dans "Autres" :

> #8mars15h40
3 mars 2017

> un attentat qui vise le cœur de notre démocratie
8 janvier 2015

> Salon Drawing now, une déplorable issue
24 mars 2014

> retraites : mobilisation du 15 octobre
8 octobre 2013

> GRECE : écran noir - radio muette
12 juin 2013

> Agression mortelle de Clément Méric
8 juin 2013

> international (CSI) : Turquie - Bangladesh
7 juin 2013

> EGALITE-E-S : défense des droits syndicaux des LGBT
15 mai 2013

> UN 1ER MAI DE MOBILISATION ET DE SOLIDARITE
22 avril 2013

> Arrêtez de nous souhaiter « Bonne fête ! »
8 mars 2013

> Journée unitaire du 5 mars
3 mars 2013

> Oui au mariage pour tous !
27 janvier 2013

> COMMUNIQUE DE LA FEDERATION CGT DU SPECTACLE SUR LES PROPOS TENUS PAR C. GUEANT ...
6 février 2012

> Pour la publication du rapport sur le financement des syndicats
15 décembre 2011

> contre la fiscalisation de la justice
16 septembre 2011

> Manuels scolaires et théorie du genre - Lutter contre les lobbies réactionnaires
2 septembre 2011

> Assassinat, arrestation et violences
5 avril 2011

> ECONOMIE : Les Ministres des Finances du G20 font fausse route
25 mars 2011

> Le Front National contre la Cgt
10 mars 2011




© SNAPcgt 2006
conception graphique : GL
réalisation du site : Clm + SPIP
 
puce  Salon Drawing now, une déplorable issue
Écrit par Guillaume Lanneau le 24 mars 2014 à 11h07

Vendredi 21 mars, la fédération CGT du spectacle et la coordination des précaires d’Ile-de-France ont occupé le Carreau du Temple, lieu d’évènements (concerts, expo) au centre de Paris. Cette occupation a été organisée dans le cadre de la mobilisation contre la violente remise en cause des l’indemnisation chômage par le Medef. Dans la nuit suivante, après l’annonce du résultat de la négociation,au mépris de la plus élémentaire démocratie, entre le patronat et certains syndicats, la fédération CGT du spectacle a quitté le lieu. La coordination a décidé de rester. Dès le samedi matin, l’installation du salon "drawing now" devait débuter en vue de l’ouverture mardi midi. Le SNAPcgt a pour la première fois, signé avec le Comité professionnel des Galeries d’art, un communiqué demandant la levée de cette occupation afin que les artistes plasticiens qui devaient être exposés puissent l’être.

Il n’était pas question de juger des revendications de la Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France (CIP-IDF) mais d’alerter sur les victimes collatérales d’une telle occupation. Drawing Now est un salon très particulier. Il s’agit en effet, de l’un des rares événements parisiens qui permette structurellement aux galeries qui y participent d’exposer de jeunes plasticiens à travers un des médiums bénéficiant de faibles retombées sur le marché de l’art : les œuvres sur papier. Il s’agit donc d’un salon de découvertes où sont majoritairement présentées des œuvres de plasticiens à prix abordables.

La situation de ces créateurs est extrêmement fragile même si certains de nos alter ego du spectacle vivant ne semblaient pas en évaluer la précarité. Rappelons aussi que de nombreux plasticiens se sont solidairement mobilisés ces dernières semaines lors du mouvement des « marches pour la Culture ».

Nous nous sommes rendus sur place dimanche matin et dimanche après midi afin de faire entendre nos positions.

Aucune solution de remplacement ne pouvant être offerte aux plasticiens, les conséquences d’une annulation auraient été désastreuses et irréparables. Nous demandions donc à la Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France de mesurer la portée de ses actes et de suspendre une occupation dont les conséquences sociales seraient avant tout désastreuses pour les artistes... Nous avons appris le soir même que les forces de l’ordre intervenaient afin d’expulser les occupants et de les mettre en garde à vue.

C’est pour nous la pire des issues. Nous souhaitions le départ volontaire de la Coordination et en aucun cas cette intervention car, face à la violence de l’attaque du patronat, face à cette remise en cause de l’indemnisation des chômeurs et des précaires, la lutte menée est légitime et nous comptons bien poursuivre nos actions en solidarité.