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puce  En France, on craint de critiquer le "grand" timonier.
Écrit par Guillaume Lanneau le 14 février 2010 à 16h20

Ce qui est possible en Chine (avec difficulté), ne l’est clairement plus en France.

Deux jours avant le vernissage, une installation de l’artiste chinoise Siu Lan Ko a été décrochée de la façade de l’école des Beaux Arts de Paris, pour avoir osé détourner le slogan "travailler plus pour gagner plus", au prétexte que cela risquait de porter atteinte à la neutralité du service public.

À quand une loi imposant la neutralité de l’art ?

Finalement, grâce à la mise en demeure de l’avocat de l’artiste, Agnès Tricoire, au buzz médiatique et à la tardive mais salutaire intervention du ministre de la Culture, les œuvres ont été raccrochées au lendemain du vernissage.

Cette censure, même temporaire, vient s’ajouter à toutes celles déjà constatées et qui constituent "le grand bond en arrière" de notre société. Elle est aussi révélatrice du climat de peur que le pouvoir fait peser et montre à quel point la liberté d’expression peut-être mise en danger dès que sont en jeu des intérêts économiques. Si le directeur de l’école des Beaux arts a décidé de retirer les œuvres de cette artiste, c’est qu’à un mois de son attribution, il craignait une sanction sur la subvention de fonctionnement de l’établissement qu’il dirige.

La liberté de la création serait elle si dangereuse pour le pouvoir en place ?

Siu Lan Ko, tous droits réservés L’oeuvre avant la censure, photographiée par l’artiste