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puce  POUR DES ATELIERS D’ARTISTES
Écrit par Pierre Garçon le 4 décembre 2009 à 22h31

ACTION septembre 2013

appel à signatures pour des ateliers à Paris dans le cadre du programme de réhabilitation en logements du quartier caserne de Reuilly.

réunion mardi 1er octobre, 18h30 14-16 rue des Lilas - 75019 Paris M° Place des Fêtes

"Pour des Ateliers et logements Ateliers"

Si vous ne pouvez vous déplacer, faites nous part de votre soutien par courriel en indiquant simplement vos Nom, Prénom et profession exercée. Nous les ajouterons à la liste des signataires.

Le même jour, nous proposerons aussi à votre signature un texte pour le retour de la TVA des auteurs au taux réduit.

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ACTIONS ANTERIEURES


images André Lejarre - 122.2 ko
images André Lejarre

"DES ATELIERS POUR LES ARTISTES VIVANTS !"

Face à la crise et la pression immobilière, la relance des politiques publiques de création d’ateliers et de logements-ateliers est une urgence sociale et économique pour les artistes, à Paris et dans toute la France.

Le SNAPcgt propose des solutions et s’est mobilisé, notamment à Paris et Nantes pour faire savoir aux collectivités les besoins criants, sous toutes leurs formes, d’espaces de travail, de vie et de présentation de la création.

Le SNAPcgt Paris Île de France a appellé à deux rassemblements devant l’Hôtel de Ville de Paris, les 15 décembre 2009 et 16 juin 2010. Nous avons été reçus les 15 décembre et 25 février. Nous serons reçu le 2 juillet. Cela ne suffit pas : nous demandons la mise en place d’un suivi régulier, avec constitution d’un groupe de travail auquel seraient associés tous les partenaires : collectivités, bailleurs, syndicats d’artistes, voire l’état (lorsque celui-ci réengagera des moyens dans ce dômaine, qu’il a abandonné depuis des années). Il faut chercher, créer et attribuer des espaces et des logements d’artistes, il faut trouver des solutions à ceux qui existent, précarisés et qui sont en danger. Il faut faire cesser la revente d’une partie du parc actuel de certains bailleurs, sous forme de lofts luxueux.

Récit de l’action des artistes, à l’appel du SNAPcgt mardi 15 décembre 2009 devant l’Hotel de Ville de Paris

Le Rassemblement à 16h00 devant l’Hôtel de Ville de Paris a réuni une quarantaine d’artistes venus témoigner de la pénurie insupportable d’ateliers et d’ateliers-logements à Paris, en Ile de France et dans toutes les agglomérations françaises. Cette pénurie entretient la précarité de la plupart, la suspicion ou jalousie, à l’encontre de ceux qui bénéficient d’ateliers, les chantages à l’attribution ou la conservation, bref, la division dans la profession. Nous ne pouvons pouvons nous accorder qu’en période de pénurie, on passe d’ateliers précaires "pérennes" à une gestion d’espaces "tournants", attribués sur projet, pour une période définie. Si notre nombre était modeste, il n’était pas négligeable. On y a vu des artistes solidaires, avec ou sans ateliers, des artistes en lutte pour conserver le leur, quelques élus aussi. Nous avons déposé une demande officielle de rendez-vous au Maire de Paris et ses adjoints à la culture et au logement. L’action a eu pour effet immédiat une entrevue de 3 représentants du snap avec Monsieur Gaspard Gantzer, directeur de cabinet de Christophe Girard et Madame Laurence PASCALIS, directrice adjointe aux affaires culturelles, pour les alerter sur la question des ateliers d’artistes et préciser l’objet de notre demande de rendez-vous avec les élus en charge des politiques culturelles et du logement social.

Il faut préciser que les Conseillers de Paris délibéraient au même moment sur le budget 2010 .

Nous avons posé les points suivants, pour servir de base à discussion avec les élus lors du Rendez-Vous demandé au Maire de Paris :

1/ la crise des ateliers d’artistes est un problème national, particulièrement dans les grandes agglomérations, à commencer par Paris. Sur les 44000 artistes plasticiens recensés sur le territoire 22000 sont concentrés en Ile de France dont 11000 dans Paris intra-muros. Les programmes de construction stagnent ou diminuent du fait de l’abandon politique scandaleux de l’État et restent à la seule charge des collectivités. Nous demandons de porter l’effort à 100 ateliers-logements par an à Paris, malgré le désengagement de l’État. Nous aurons la même approche vis à vis des autres communes et agglomérations : Paris ne doit pas seule supporter cet effort. Nous condamnons vigoureusement la non-politique de l’État, principal responsable de cette crise. Il nous est répondu que la ville de Paris prévoit 400 ateliers pour la mandature en cours et qu’elle avait conscience du besoin d’atelier-logements.

2/ le manque d’informations et de lisibilité sur les programmes de la ville, néanmoins en cours, le besoin de clarifier les critères d’attribution, la représentation de la profession dans les commissions d’attribution -laquelle ne s’est pas réunie pendant un an-. L’importance de solutions pérennes conjointes aux solutions d’attentes ou d’ateliers "tournants". La recherche des lieux de toutes sortes, affectables pour des ateliers ou ateliers logements, notamment les pas de portes commerciaux fermés, les rez-de chaussée d’immeubles sociaux. Il faut préciser les baux professionnels et juguler l’inflation des loyers. Des artistes témoignent de velléités d’augmentation de 27% en 2 ans de certains bailleurs (RIVP) !

3/ La défense des artistes qui luttent pour se maintenir dans des lieux d’où l’on veut les sortir. 3 lieux collectifs d’ateliers sont menacés : La Forge de Belleville, en crise récurrente depuis plusieurs mois, les ateliers de La Voûte expulsables pour cause de tramway, La Blanchisserie à l’hopital Charles Foix d’Ivry, ville mitoyenne de Paris, avec des artistes expulsables eux aussi pour cause d’opération immobilière.

La Forge a une histoire particulière. Nous contestons que les seuls artistes "agréés" le soient sous condition de devenir travailleurs sociaux bénévoles, sinon exclus, dans un climat de violences insupportables. Il ne sera pas acceptable que sous couvert de "travaux de sécurité", soit procédé à la liquidation du problème. Nous ne pouvons nous accorder qu’en période de pénurie, on passe d’ateliers précaires "pérennes" à une gestion d’espaces "tournants", attribués sur projet, pour une période définie.

Les 9 artistes des ateliers de La Voûte sont menacés d’expulsion pour cause d’installation d’un transformateur lié à la construction du tramway. La encore, 18 années de bail précaire ne donnent-elles pas des droits ? Les artistes de la Voûte, attachés au quartier et à cet espace veulent y rester et si réhabilitation des lieux était envisagée, en être les acteurs principaux.

Enfin, en parfaite mitoyenneté parisienne à Ivry sur Seine, La Blanchisserie de l’Hopital Charles Foix, forte d’une quarantaine d’artistes intermittents et plasticiens s’est vu signifier par la direction de l’Assistance Publique un avis d’avoir à quitter les lieux le 31 décembre prochain ! délai reporté à une date indéterminée. L’expatriation de bon nombre d’artistes vers d’hypothétiques terres plus accueillantes à leurs professions devient récurrente.

Nos interlocuteurs nous écoutent, conviennent de certains points, en discutent d’autres et rappellent que la Ville de Paris, depuis 2002, a plus fait que les mandatures précédentes (sous Chirac ou Tibéri), malgré le désengagement de l’État, ce dont nous convenons. Des chiffres sont avancés, de part et d’autre. il est clair qu’une orientation politique ne peut être impulsée ou confirmée que par les élus, décideurs. c’est pour cela que nous réaffirmons notre demande de rencontrer les adjoints au Maire, chargés du logement social et de la culture.

de retour sur le trottoir, une bonne vingtaine de courageux, frigorifiés, nous attendent. Il est 18 h. Petit conciliabule un peu plus tard, dans un atelier d’artiste voisin, on se réchauffe autour d’un verre ou d’une tasse de thé, pour un bilan sommaire de cet après midi hivernal mais humainement chaleureux. Dossier global à suivre, vigilance à maintenir, pour les artistes précaires menacés.

"DES ATELIERS POUR LES ARTISTES VIVANTS !"

- Les artistes demandent la relance de programmes d’ateliers et d’ateliers logements d’artistes à Paris. Cette même relance est nécessaire à l’échelle de toute l’agglomération parisienne et plus largement sur tout le territoire français. L’État doit l’accompagner d’aides financières, or celles-ci ont considérablement décru, voire disparu ces dernières années. À Paris, 50 ateliers seulement construits, pour 100 possibles avec la participation de l’État.

- Les artistes exigent la transparence dans l’attribution des ateliers et ateliers-logements du parc existant, par des commissions où siègent des représentants de leurs organisations professionnelles. Celles-ci n’ont pas été réunies pendant an à Paris, elles n’existent même pas dans certaines autres agglomérations.

- Des artistes et des collectifs luttent pour préserver leurs lieux de travail : Les transformations d’ateliers d’artistes en espaces de résidences temporaires, les précarisations et les menaces d’expulsions au nom de la spéculation immobilière, ainsi que le chantage à l’attribution d’ateliers en échange d’actions sociales bénévoles de l’artiste doivent cesser !

Le SNAPcgt appelle à se retrouver :

"DES ATELIERS POUR LES ARTISTES VIVANTS !"

mardi 15 décembre, 16 heures, place de l’Hôtel de Ville


Le SNAPcgt appelle les artistes, leurs organisations professionnelles et leurs associations, à un rassemblement unitaire sur cette question centrale de la pénurie d’ateliers et d’ateliers-logements d’artistes, très préoccupante pour l’avenir et la place de nos professions dans la cité.

pratique : Guide du manifestant http://www.guidedumanifestant.org/